Retour attendu du Vautour Percnoptère sur le site Natura 2000 du Sud Ardèche et de la Dent de Rez

Après 11 ans d’absence, le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) niche depuis 2004 sur le territoire des gorges de l’Ardèche et leurs plateaux. Comme à son habitude, il est revenu cette année sur le massif de la Dent de Rez, qui fait l’objet d’un Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope en sa faveur. Et il a pu être observé en cette fin du mois de mars, sur la placette de nourrissage, de la Réserve Biologique Domaniale de Bois sauvage gérée par l’Office National des Forêts et approvisionner par les techniciens du Centre Ornithologique Rhône-Alpes Faune Sauvage. Ce petit rapace charognard a bénéficié de programmes de soutien : LIFE Nature (avec un financement européen) et plan national de restauration (depuis 2002), qui ont notamment permis l’aménagement et la création de placettes d’alimentation, comme celle de Saint-Remèze où peut se nourrir ce petit vautour après le passage des plus grands (Vautours fauves ou moines).

Comme chaque année, les agents du Syndicat Mixte de Gestion des Gorges de l’Ardèche approvisionnent régulièrement en déchets de boucherie, depuis le mois de février, les trois aires de nourrissage de la Réserve Naturelle Nationale des Gorges de l’Ardèche. Ils les surveillent également afin de s’assurer que le Percnoptère profite bien de cet apport de nourriture. En effet les règles sanitaires plus contraignantes pour les éleveurs les obligeant à ne plus laisser les carcasses de leurs animaux morts ont réduits considérablement les ressources alimentaires de cette espèce protégée. Espérons que contrairement à 2009, cette année verra la naissance d’un jeune Vautour percnoptère dans le Sud Ardèche.

Près de 3 tonnes de déchets récoltés !

Dernièrement le Syndicat de Gestion des Gorges de l’Ardèche avait organisé 2 journées de nettoyage de rivière dans le secteur de la Réserve Naturelle Nationale. Une trentaine de personnes se sont retrouvées à Châme au camping de Claude Mialon pour ensuite se diviser en 2 équipes, l’une partant du Pont du Tiourre, l’autre de Gournier.

Etaient présents : l’équipe du SGGA quasiment au complet, plusieurs bateliers et guides nature labellisés, des loueurs de canoës-kayaks, des pompiers bénévoles, ainsi que de simples habitants des Gorges.
Grâce aux bateaux et barques du SGGA, des bateliers et de la base nautique du Pont d’Arc, les bords de rivière ont été passés au peigne fin : pendant que certains parcouraient à pied le sentier des Gorges, d’autres accédaient en bateau aux bords de rivière.

Les déchets trouvés sont de toutes natures : des chaussures, lunettes de soleil, serviettes de plages plus ou moins ensevelies sous le sable ; des bouteilles en plastique, verre ou métalliques ; des pneus de toutes tailles et de tous âges témoins de crues passées ; un kayak, un couvercle de container poubelle, …

Certains secteurs sont malheureusement plus « productifs » que d’autres. Par exemple la montagne de sable qui est un milieu naturel de grande qualité mais qui est très fréquentée dans les périodes propices à la baignade.

Au final ce sont près de 3 tonnes de déchets qui ont été ramassés, remontées au niveau de la Route touristique ou acheminées en bateau jusqu’à Sauze pour être ensuite déposées à la déchetterie de Bourg Saint Andéol.

Une opération que le SGGA souhaite renouveler régulièrement, en cours de saison par tronçons puis en fin de saison en mobilisant à nouveau tous les volontaires.

Samedi 20 mars 2010 : De la grotte Chauvet-Pont d’Arc à celle des Deux-Ouvertures : les ours dans les gorges de l’Ardèche

Organisée conjointement par le Comité Départemental de Spéléologie et le Syndicat Mixte de Gestion des Gorges de l’Ardèche, la conférence «De la grotte Chauvet-Pont d’Arc à celle des Deux-Ouvertures : les ours dans les gorges de l’Ardèche » a réuni, samedi 20 mars 2010, en mairie de Vallon Pont d’Arc , plus de 80 personnes. Michel Philippe, paléontologue, membre du Conseil Scientifique de la Réserve Naturelle Nationale des Gorges de l’Ardèche, tenait à coeur de présenter son travail de recherche et d’études sur l’ours des cavernes.
Si la grotte Chauvet, dont plusieurs peintures rupestres représentent cet animal et recèle une multitude d’ossements d’ours fossiles (près de 190 crânes !), ainsi que d’admirables traces laissées par eux : empreintes, griffades, bauges, parois polies par les frottements des ours …, le public captivé, a pu découvrir qu’une quarantaine de grottes, comme celle des Deux ouvertures, dans la réserve naturelle, conservaient encore les traces de la présence de ce « géant de la Préhistoire ».

Présents depuis au moins 150 000 ans et plus récemment, il y a 15 000 ans, l’Ours des cavernes et ses congénères n’ont pas fini de faire parler d’eux, et Michel Philippe le sait bien ! Il nous invite à être attentifs : le milieu souterrain garde encore très certainement « en mémoire » d’autres traces de cet animal emblématique. Les reconnaître pour mieux les préserver, voilà un des enjeux pour les années à venir, que le gestionnaire de la réserve naturelle et les spéléologues, devront tenir compte dans la gestion de ce territoire exceptionnel que sont les gorges de l’Ardèche.

Jeudi 18 mars 2010 : Troisième opération de nettoyage dans la Réserve Naturelle Nationale des Gorges de l’Ardèche

Pour la troisième année consécutive, le Syndicat Mixte de Gestion des Gorges de l’Ardèche a organisé, le 18 mars 2010, le nettoyage d’une vire située sous l’ancien belvédère de la Madeleine, dans la Réserve Naturelle Nationale des Gorges de l’Ardèche.

Avec le soutien scientifique et technique de trois agents du SGGA, dont sa directrice Françoise Gonnet-Tabardel, plusieurs cadres du CREPS de Vallon Pont d’Arc et 10 moniteurs stagiaires de la formation du brevet d’Etat de spéléologie, ainsi que 16 étudiants en 2ème année de BTS GPN (Gestion et Protection de la Nature) du Lycée Agricole Olivier de Serre ont pu participer à la résorption d’une ancienne décharge sauvage. Boîtes de conserves et bouteilles de verre, soit plusieurs m3 de déchets grâce à des sacs de toile armés (matériel utilisé pour la dépollution de l’aven Chazot), ont été triés et remontés le long de la paroi pour être ensuite acheminés à la déchetterie de Saint-Remèze.

Ce fut également l’occasion pour une dizaine de futurs techniciens en environnement et leurs professeurs, encadrés par un animateur du SGGA, de découvrir les espèces végétales endémiques des parois rocheuses. Un des objectifs de cet exercice était de sensibiliser l’ensemble des participants à la fragilité de ces milieux particulièrement sensibles, refuges pour de nombreuses espèces animales et végétales, ainsi que sur la nécessité d'une pratique très respectueuse et encadrée dans la réserve naturelle.

Une bourse d’échange qui a eu un grand succès !

Ce jeudi 18 mars 2010, la commission tourisme de la commune de Saint Remèze a organisé une bourse d’échange de documents à la salle polyvalente du village.

Les professionnels du tourisme du secteur (hébergeurs, restaurateurs, professionnels sport-nature, offices de tourisme, Points Informations, Syndicat des loueurs ...) ont participé à cette bourse d’échange afin de distribuer leur documentation et recueillir celle des autres participants.

Présent pour cette deuxième édition , le Syndicat mixte de Gestion des Gorges de l’Ardèche a été très satisfait de ces échanges et saisi l’occasion pour informer les prestataires touristiques sur ses missions et les différentes animations (conférence, stands, randonnées…) proposées dans les 16 communes membres du SGGA dés ce mois de mars dans le cadre de l’anniversaire « les 30 ans de la Réserve ».

En bref, une journée conviviale, enrichissante pour chacun qui permettra a d’orienter au mieux les nombreux visiteurs. A reconduire l’année prochaine !